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Dans le cadre du 71 anniversaire de la Convention des Nations-unies relative au statut des réfugiés, le collectif » Agir Pour les Réfugiés » a organisé un webinaire ce 30 juillet 2022 pour faire un bilan constructif de la dite norme internationale.
Ce webinaire organisé en collaboration avec le Conseil des Béninois de France et l’axe Droit d’Asile et Droits des Étrangers de l’Asssociation des Jeunes Juristes, Diplomates et Politistes du Bénin, a été riche en partage d’informations et en discussion.
Ainsi, après les mots de bienvenue de Dr Jean-Charles AHOMADEGBE, Président du Conseil des Béninois de France et ancien Président du Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM), et de Freddy ODOUNLAMI, Directeur de l’axe Droit d’Asile et Droits des étrangers de l’AJJuDiP, Dègnon Ghislain JOB, le coordonnateur du collectif » Agir Pour les Réfugiés » s’est adonné au même jeu des salutations suivi d’un propos introductif ouvrant le chemin aux échanges sur le sujet principal du webinaire.La première communication effectuée par Mme Rima HASSAN, Présidente-Fondatrice de l’Observatoire des Camps de Réfugiés et Rapporteure à la Cour National du Droit d’Asile (CNDA France) nous a permis d’avoir un aperçu de la gestion des Camps de Réfugiés, les mauvaises pratiques, les bonnes ainsi que les principaux défis à relever dans la protection des réfugiés qui, à 80% vivent dans des camps de réfugiés. Pour elle, le principal défis n’est pas celui de la ratification d’une convention internationale comme celle de 1951. Il est plutôt question de garantir la transposition de ses dispositions et celles des autres normes, en l’occurrence la Convention régionale de l’Union africaine retissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique, dans l’arsenal juridique de protection des réfugiés de chaque État africain.
Dans un second volet du webinaire, M. Emmanuel Odilon KOUKOUBOU, Politologue, spécialiste des politiques de sécurité nous a démontré les impacts de l’extrémisme violent et du terrorisme sur les migrations forcées en Afrique notamment dans la zone sahélienne et son voisinage. De son intervention, on retient que le terrorisme est une maladie qu’il faut traiter (éradiquer) pour annihiler ses impacts sur d’autres défis comme celui de la migration forcée dans le quotidien des populations africaines.
Les communications déroulées sous la modération de M. Joël TCHOHBE ont été enrichies par les diverses interventions des participants.
À l’issue de plus de deux heures d’échanges avec plus d’une vingtaine de participants, on retient que la migration forcée est un défis permanent dont il faut davantage tenir compte dans les politiques nationales de protection des droits de l’homme et de consolidation de la paix. Les principaux enjeux pour l’Afrique étant la gestion des Camps de Réfugiés et l’appréhension des migrations forcées en liant avec les changements climatiques.
Le collectif Agir Pour les Réfugiés remercie le Conseil des Béninois de France, l’Axe Droit des étrangers et Droit d’asile de l’Association des Jeunes Juristes Diplomates et Politistes du Bénin, les principaux intervenants et tous les participants qui ont contribué à la réussite de cet atelier de réflexion qui n’est que le début d’une longue série d’actions allant dans le sens de la promotion et la défense des droits des réfugiés.
#Axe Droit d’asile et Droit des étrangers de l’AssociationdesJeunesJuristesDiplomatesetPolitistesduBénin.
#Agir pour les réfugiés
