-
Acte 1
Les loisirs comme tremplin vers la vie adulteColette Jourdan-Ionescu, Francine Julien-Gauthier
» L’entrée dans la vie adulte est difficile pour les jeunes qui présentent une déficience intellectuelle et leur famille. Le passage d’un fonctionnement d’enfant/élève à celui de jeune adulte actif dans sa communauté est exigeant. Il a des répercussions sur l’ensemble de la vie familiale (Jourdan-Ionescu et Julien-Gauthier, 2004). Les principaux enjeux pour le jeune adulte gravitent autour de sa participation active à la vie de sa communauté, par l’exercice de nouveaux rôles sociaux : résidant d’un quartier, travailleur dans une entreprise, bénévole dans une organisation communautaire, etc. L’exercice de ces nouveaux rôles nécessite qu’il prenne une distance de la cellule familiale, pour tisser des liens avec les personnes de sa génération et les gens de son quartier. Toutefois, pour ces jeunes adultes, les activités réalisées avec des personnes sans incapacités, mises à part les activités familiales, sont rares et parfois même inexistantes ( Perreault, 1997). L’analyse du réseau de soutien social des jeunes qui résident avec leur famille montre qu’il est constitué principalement des membres de leur famille et recoupe fortement (jusqu’à plus de 70 %) celui de la mère (Bouchard et Dumont, 1996 ; Julien-Gauthier, Jourdan-Ionescu et Milot, 2000 ; Krauss, Sletzer et Goodman, 1992). La famille – première responsable de la prise en charge et de l’éducation du jeune (Bouchard, 1995) – exprime des inquiétudes quant à son avenir, compte tenu de ses aspirations et de l’isolement social auquel il est confronté (Julien-Gauthier, Jourdan-Ionescu et Boucher, 1996). »
Les activités de divertissement vous ont-elles permis d’acquérir des compétences que vous utilisez aujourd’hui ?

